Ce que vous recevez quand vous commandez un audio
Commander une méditation guidée à une voix que vous aimez, c'est recevoir un fichier. Ce fichier arrive avec des choses que vous n'avez pas choisies et que vous ne pouvez plus défaire :
- Sa voix. Une seule, pour toujours. Il n'y a pas de deuxième option.
- Sa musique de fond, choisie à son goût — pas au vôtre.
- Son tempo. Le rythme est sa performance, et une performance ne s'édite pas.
- Une livraison, pas un brouillon. Dire « je n'aime pas » coûte de l'argent, du délai et du capital relationnel — donc en pratique, on accepte ce qui est arrivé.
- Une dépendance. Le cinquième audio, c'est renégocier : sa disponibilité, son tarif, son calendrier.
Nous ne prétendons pas avoir plus de talent que la personne à qui vous l'auriez commandé. L'argument est ailleurs : ce sont ses choix — la voix, la musique, le tempo — que vous publierez ensuite sous votre nom.
Sur un audio, c'est un détail ; sur un catalogue, c'est votre marque.
Les choses qu'on veut changer en premier sont les moins chères
Quand une séance ne va pas, ce qu'on demande d'abord est rarement « tout est à refaire ». C'est une autre ambiance, une autre voix, cette phrase-là, un peu moins de musique. Chez nous, aucune de ces demandes n'oblige qui que ce soit à retourner en cabine : le texte reste, et seule l'exécution est refaite.
| Ce que vous demandez | Ce qu'il faut refaire | Écriture |
|---|---|---|
| Une autre ambiance | remix seul | — |
| Moins de musique sous la voix | remix seul | — |
| Une autre voix, même texte | synthèse + remix | — |
| Changer une phrase | synthèse + remix | la vôtre |
| Une autre durée | toute la chaîne | complète |
| Une séance entièrement nouvelle | toute la chaîne | complète |
Les deux dernières lignes sont désormais un choix, pas la seule chose que la machine sache faire. Une reprise descend de la séance d'origine et sait de laquelle : « les mêmes mots, joués autrement » et « d'autres mots » sont deux gestes distincts.
Et rien n'est enregistré avant d'avoir été lu. Quand une séance est écrite, quelqu'un chez nous lit le script phrase par phrase, le corrige s'il le faut, et l'approuve — avant qu'un mot parte en voix. Une correction à ce moment-là ne coûte aucune synthèse, et la ligne « changer une phrase » ci-dessus ne se paie que si vous changez d'avis après avoir entendu. Si vous voulez lire vous aussi, c'est un réglage de votre compte : chaque script approuvé arrive alors sur votre page, vous signalez ce qui ne va pas phrase par phrase, et rien n'est enregistré avant votre accord. Par défaut nous ne vous le demandons pas — vous avez déjà choisi la voix, l'ambiance, la durée, l'objectif et l'image de chaque séance.
Et vous entendez la séance entière avant de la recevoir. Chaque séance finie vous arrive d'abord en version à valider : le fichier complet, avec son texte à suivre, marqué d'une voix qui dit « Stillwave » aux silences, à peu près chaque minute. Vous l'écoutez en entier — c'est le rythme que vous validez, et les silences qui s'allongent vers la fin d'une séance de sommeil sont précisément ce qu'un extrait cacherait. Vous dites si elle vous va ; le fichier propre part après, et c'est cet accord qui date la facture.
Et une durée différente appartient bien à la seconde catégorie. Une séance de dix minutes n'est pas une séance de quinze dont on aurait resserré les silences : c'est moins de phrases, mieux choisies. Le rythme n'est pas un curseur qu'on vous tend — c'est le produit, et il est calculé pour la durée demandée.
Une fois le texte figé, la même séance peut être rendue sur trois ambiances en une seule fois, et la même voix essayée sur plusieurs. Vous écoutez et vous choisissez.
Aucun humain ne peut faire ça à aucun prix : entendre la même séance sur trois lits sonores, c'est demander à quelqu'un de rejouer son propre travail trois fois. Et ça change la nature de la conversation — « dites-nous ce qui n'allait pas » est un travail pour vous et une devinette pour nous ; « en voici trois, prenez celle-ci » n'est ni l'un ni l'autre.
Le silence est le produit, et il est éditable
Dans une méditation guidée, ce qui distingue une séance d'un livre audio n'est pas le texte : c'est ce qui se passe entre les phrases. Toute la machine existe pour contrôler ça.
Chaque silence est stocké avec sa durée et avec ce qu'il est censé faire — tenir un cycle de souffle, laisser une sensation monter, laisser un état se poser, simplement enchaîner. Une séance n'est donc pas une piste audio : c'est une frise de silences qui savent à quoi ils servent.
C'est là que la comparaison avec les outils voisins s'arrête net. Les éditeurs audio par le texte savent remplacer un mot ou refaire un paragraphe : ils éditent la parole. Aucun ne traite le silence comme un objet qui porte du sens et qu'on peut régler. C'est la chose singulière ici, et c'est aussi celle qui décide si une séance fonctionne.
Rien de tout ça n'est laissé au jugement d'une machine
La longueur des silences, l'ordre des phases, la proportion de la séance consacrée au relâchement ou au souffle : rien n'est improvisé au moment de la génération. Tout est lu dans des tables constituées à l'avance, et le modèle de langage n'écrit que la formulation.
Les sept pratiques ne viennent pas d'une intuition éditoriale. Elles sont positionnées sur la première classification des techniques de méditation dérivée empiriquement plutôt que postulée (Matko & Sedlmeier, Frontiers in Psychology, 2019), et chacune conserve en base son groupe d'origine.
Deux endroits où nous nous appuyons sur la recherche, et le disons
- Le souffle. Une pause de respiration doit contenir un cycle complet. La littérature sur la respiration de résonance situe l'effet physiologique entre 4,5 et 7 cycles par minute, et une méta-analyse portant sur 223 études rapporte un effet large sur la variabilité cardiaque. C'est la seule durée du système que ni l'oreille ni l'arithmétique n'ont le droit de raccourcir.
- Les séances courtes pour les débutants. Ce n'est pas une concession à l'impatience : les travaux dose-réponse ne montrent aucun avantage des doses longues sur les doses courtes en population non clinique. Huit de nos neuf catégories sont réglées sur un profil débutant par défaut.
Et trois techniques sont interdites, par la base elle-même
Sur la catégorie SOS — celle qui s'adresse à quelqu'un déjà submergé — le parcours corporel, l'imagerie métaphorique et l'observation ouverte sont refusés à l'écriture, pas déconseillés dans une note de style. Chaque interdiction porte son motif écrit, et le facteur de risque le mieux documenté de la littérature est précisément le premier des trois.
La note de conception complète — le socle éditorial, la manière dont chaque silence est décidé, et une carte honnête de ce qui est prouvé et de ce qui ne l'est pas — existe en document séparé. Nous vous l'envoyons sur demande.
Elle contient notamment les endroits où la littérature est muette : il n'existe aucune étude évaluée par les pairs sur la longueur des pauses en méditation audio guidée. Nous nous appuyons là sur 352 silences relevés dans des séances qu'un professionnel humain a réellement enregistrées et livrées. Nous préférons vous dire d'où vient chaque nombre.
Ce que ça donne, en pratique
Une bibliothèque prête à être déclinée à votre nom : vos libellés, votre persona, votre registre d'écriture, vos durées.
Les sujets tournent : deux séances consécutives d'une même catégorie ne traitent pas le même thème. Les ambiances aussi. Ce qui vous appartient — vos sujets à vous, votre voix par défaut — reste séparé du fonds commun, et n'est jamais servi à quelqu'un d'autre.
Et vous avez déjà de quoi juger : le lien d'échantillons que vous avez reçu génère de vraies séances, avec votre voix et votre ambiance, au rythme réel. Ce n'est pas une démonstration préenregistrée.
Ce qui existe aujourd'hui, et ce qui n'existe pas encore
Cette section est là parce qu'elle vous éviterait de le découvrir après signature. Rien de ce qui précède n'est une promesse de feuille de route : tout tourne. Mais ce qui tourne n'a pas encore la même forme pour vous que pour nous.
Ce qui tourne
- Le moteur produit des séances complètes de bout en bout, et des masters ont été validés à l'oreille.
- Rejouer une séance en changeant l'ambiance, la voix, le tempo ou un silence : réel, et utilisé.
- Retoucher une phrase sans réécrire la séance : réel. La séance d'origine n'est jamais modifiée — une reprise est une nouvelle prise qui pointe vers l'ancienne.
- Rendre la même séance sur plusieurs ambiances en une fois : réel.
- Lire le script avant la synthèse : réel. Nous lisons et approuvons chaque texte avant qu'il soit dit ; si vous préférez le lire vous aussi, votre page le reçoit et vous commentez phrase par phrase — un réglage, pas une obligation.
- Une version à valider avant le fichier : réel. La séance entière, marquée, et son texte, sur votre page ; vous validez à l'écoute, puis vous recevez le fichier propre.
Ce qui n'existe pas encore
- Vous ne pressez pas les autres boutons vous-même. Vos réglages, la relecture si vous la voulez, la validation à l'écoute : à vous. Le rejeu, les retouches et les variantes restent des commandes que nous lançons. C'est une interface qui manque, pas un moteur — mais tant qu'elle manque, le mot juste est « nous le faisons pour vous », pas « vous le faites ».
- Le rendu d'un catalogue entier n'a jamais été lancé à l'échelle réelle. L'outil existe, il est prudent par défaut et reprend là où il s'arrête. Il n'a jamais eu à traiter plus d'une poignée de séances.
- Un seul client en production à ce jour. Un second catalogue tourne sur la même base — celui de démonstration — et l'isolation entre les deux est testée : les appariements, les prises et les sujets de l'un ne remontent jamais chez l'autre. Deux clients payants en même temps, ça n'est pas encore arrivé.
- Français uniquement. La structure prévoit d'autres langues ; les 209 sujets sont en français.
- La génération tourne depuis le studio, pas depuis le nuage. Vos pages et vos échantillons déjà produits sont en ligne en permanence ; produire une nouvelle séance demande que le studio soit ouvert. Le lien d'échantillons le dit lui-même plutôt que de vous faire attendre un résultat qui ne viendra pas.
Parce que la seule chose qui rend le reste croyable, c'est de savoir où s'arrête ce qui est vrai. Si un point de cette liste est bloquant pour vous, il vaut mieux le dire maintenant — et pour plusieurs d'entre eux, votre besoin est exactement ce qui décidera de l'ordre dans lequel ils sont traités.
Du bien-être, pas du soin — et ce n'est pas qu'une formule
Stillwave produit de l'accompagnement audio pour des gens que la vie moderne fatigue. Ni diagnostic, ni traitement, ni parcours de soin. Aucune donnée de santé n'est demandée, collectée ni traitée.
Ce n'est pas seulement une posture éditoriale : en Europe, ce qui fait basculer un logiciel de bien-être dans la catégorie « dispositif médical » n'est pas sa technologie, c'est la finalité revendiquée — vos pages de vente, vos fiches de magasin d'applications, vos formulations. Deux produits au moteur identique tombent de part et d'autre de la ligne selon ce qui est écrit dessus.
La conséquence est directe pour vous : le socle vous protège tant que vos revendications restent dans le périmètre qu'il décrit. Nous en parlons avant de signer, pas après. Le profil le plus sensible du catalogue porte d'ailleurs son propre avertissement en base — cet audio est un soutien, pas un soin, et ne remplace ni un professionnel ni un service d'urgence.
Ces éléments restituent des textes et orientations publiés ; ils ne constituent pas un avis juridique.
Comment on commence
- Vous écoutez. Le lien qui vous a été envoyé génère vos propres échantillons — votre voix, votre ambiance, votre sujet. Rien à installer, rien à signer.
- On constitue votre catalogue. Vos catégories, vos libellés, votre persona et votre registre d'écriture, la voix par défaut de chaque catégorie, vos ambiances. C'est une conversation, pas un formulaire.
- Vous relisez. Avant qu'une seule phrase soit enregistrée, vous recevez le script et vous signalez ce qui ne va pas. Les silences n'y figurent pas : ils sont calculés pour la durée et le type de séance, et c'est la part que la machine tient.
- Vous décidez. Vous écoutez une séance, vous dites ce qui ne va pas — ou vous choisissez entre plusieurs versions — et on rejoue. Sans réenregistrer, sans renégocier, sans attendre un créneau. La décision est la vôtre, l'exécution est la nôtre.